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Exploitation des personnes âgées |
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Exploitation des personnes âgées
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Il est interdit d'exploiter une personne âgée
La Charte des droits et libertés de la personne prévoit (article 48) que toute personne âgée
a le droit d'être protégée contre toute forme d'exploitation. La Charte est une loi : exploiter une personne âgée est donc illégal. Cette protection contre l’exploitation s’applique aussi aux personnes handicapées.
Qu'est-ce que l'exploitation ?
Exploiter une personne âgée, c’est profiter de son état de vulnérabilité ou de
dépendance pour la priver de ses droits.
Comment savoir si une personne âgée subit de l'exploitation ?
Une personne âgée peut avoir besoin de
protection contre l’exploitation :
- si elle est vulnérable sur le plan physique, psychologique, social, économique, culturel
- si elle dépend d’autrui pour assurer ses besoins de base
Exemples :
- elle est forcée, sous la menace, de signer des chèques ou de donner
accès à sa carte de crédit ou de débit à quelqu'un
- on l'empêche de recevoir des visites ou de communiquer avec des proches
- on l'empêche de recevoir des services médicaux appropriés à sa condition
- elle doit payer pour des services qu'elle ne reçoit pas
- elle est maltraitée par un proche ou par une personne qui s'occupe
d'elle
En cas d'exploitation, que pouvez-vous faire ?
Si vous croyez être victime d'exploitation ou si vous avez des raisons de
croire qu'une personne âgée dans votre entourage est victime, contactez la Commission.
Pour joindre la Commission : 1 800 361-6477
Qui peut contacter la Commission ?
- Toute personne âgée qui croit être victime d'exploitation
- Tout groupe de personnes âgées dans la même situation
- Un organisme voué à la défense des droits et libertés ou au bien-être d’un
groupe de personnes
- Toute personne qui est témoin d’une telle situation : membre de la
famille, ami, voisin, bénévole ou autre
- La Commission peut intervenir de sa propre initiative, lorsqu’elle est
informée de l’existence possible d’une situation d’exploitation
Si, en tant que victime, plaignant, témoin ou autre, une personne subit des
représailles par suite d’une enquête menée par la Commission, celle-ci peut
s’adresser à un tribunal pour qu’une mesure soit prise contre la personne en
défaut
Ressources
Rapports
Dépliants et outils
Organismes et institutions
Que fait la Commission ?
Dès qu'elle est informée ou a des raisons de croire qu’une personne âgée vit
une situation d’exploitation, la Commission intervient rapidement. Elle peut prendre toutes les mesures appropriées pour faire
cesser l’exploitation, assurer la sécurité de la personne âgée et, dans certains
cas, obtenir réparation pour le tort subi.
La Commission peut intervenir sans le
consentement de la victime, si ce consentement est impossible à obtenir. Elle
peut aussi demander à un tribunal d'ordonner une mesure d'urgence.
L’équipe d’intervention spécialisée
en matière de lutte contre l’exploitation de personnes âgées
Mise en place par la Commission le 1er avril 2010, cette équipe est composée de cinq enquêteurs et d’un conseiller juridique entièrement dédiés à la problématique de l’exploitation de nos aînés.
Objectifs :
-
mettre fin, lorsque possible, aux situations d’exploitation qui lui sont rapportées et en prévenir la récurrence ou stabiliser la situation de la personne âgée vulnérable en mettant en place autour d’elle un filet de protection;
-
faire enquête, lorsque nécessaire, en vue de réclamer des mesures réparatrices ou correctrices pour la personne âgée victime d’exploitation, le cas échéant.
Principes :-
la rapidité d’intervention;
-
une capacité d’intervention dans tous les milieux de vie de la personne âgée (domicile, résidences privées ou communautaires, ressources intermédiaires, établissements publics), partout au Québec;
-
la protection de la personne âgée (sa personne, ses biens);
-
le respect de l’autonomie de la personne âgée;
-
la collaboration des acteurs du milieu aux interventions (agences de la santé et des services sociaux, centres de santé et de services sociaux,
services de police, Curateur public, institutions financières, etc.).
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Il est interdit d'exploiter
une personne âgée
La Charte des droits et libertés de la personne prévoit que toute personne âgée a le droit d'être protégée contre toute forme d'exploitation.
La Charte est une loi : exploiter une personne âgée est donc illégal. |
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Qu'est-ce que l'exploitation ?
Une personne âgée peut avoir besoin de protection contre l’exploitation :
- si elle est vulnérable sur le plan psychologique, social, économique, culturel,
- ou si elle dépend d’autrui pour assurer ses besoins de base.
Exploiter une personne âgée, c’est profiter de son état de vulnérabilité ou de dépendance pour la priver de ses droits.
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Comment savoir si une personne âgée subit de l'exploitation ?
Exemples :
- elle est maltraitée par un proche ou par une personne qui s'occupe d'elle;
- elle est empêchée de recevoir des visites, de communiquer avec des proches ou de recevoir des services médicaux appropriés à sa condition;
- elle porte des traces de violence physiques;
- elle semble effrayée par la présence d'une personne;
- elle est forcée, sous la menace, de signer des chèques ou de donner accès à la carte de crédit ou de débit à quelqu'un;
- elle doit payer pour des services qu'elle ne reçoit pas...
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Pour joindre la Commission
Composez le 1 800 361-6477
et demandez à parler à une personne responsable de la protection des personnes âgées contre l'exploitation.
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Qui peut s'adresser à la Commission ?
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Toute personne âgée qui croit être victime d'exploitation;
- tout groupe de personnes âgées dans la même situation.
Si une personne âgée qui subit de l'exploitation est incapable d'entreprendre elle-même des démarches, d'autres personnes peuvent s'adresser à la Commission en son nom :
- un organisme voué à la défense des droits et libertés ou au bien-être d’un groupe de personnes;
- toute personne qui est témoin d’une telle situation : membre de la famille, ami, voisin, bénévole, ou autre.
La Commission peut intervenir de sa propre initiative, lorsqu’elle est informée de l’existence possible d’une situation d’exploitation. Elle peut le faire sans le consentement de la victime, si ce consentement est impossible à obtenir.
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Que peut faire la Commission ?
Dès que la Commission a des raisons de croire qu’une personne âgée vit une situation d’exploitation, elle entreprend rapidement une enquête.
La Commission peut ainsi prendre toutes les mesures appropriées pour faire cesser l’exploitation, assurer la sécurité de la personne âgée et, dans certains cas, obtenir réparation pour le tort subi.
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Des mesures d'urgence
Lorsqu’elle a des raisons de croire que la vie, la santé ou la sécurité d’une personne qui subit de l'exploitation est menacée, ou encore que des preuves peuvent être perdues, la Commission peut demander à un tribunal d’ordonner une mesure d’urgence.
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Une protection contre les représailles
Si, en tant que victime, plaignant, témoin ou autre, une personne subit des représailles par suite d’une enquête menée par la Commission, celle-ci peut s’adresser à un tribunal pour qu’une mesure soit prise contre la personne en défaut.
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